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Nos amis à quatre pattes

Nos amis à quatre pattes est une histoire fictive, mais inspirée de faits réels.

Chiens, en plein air. Crédit photo : Alexia Fotos by Pixabay.

Couchée paisiblement sur le lit, je te regardais dormir. Ton visage était beau, doux et serein. Je voulus le caresser, mais j’eus peur de te réveiller. Ding dong ding ! On sonnait à la porte. Je me levai délicatement, marchai sur la pointe des pieds et fermai la porte sans faire de bruits. Par le Judas, je vis qu’il s’agissait de la voisine. Agacé par sa présence matinale, je décidai de ne pas ouvrir et de retourner au lit. Elle sonna de nouveau. Je lui ouvris la porte pour ne pas réveiller ma tendre Rose. « Oui ma chère voisine ! En quoi puis-je vous aider ? », lui demandai-je d’un ton sarcastique. Elle resta silencieuse et le regard vide. Ses mains tremblaient. La peur se lisait sur son visage. Inquiet par son état, je lui proposai de rentrer. J’allai à la cuisine, lui chercher un verre d’eau. Elle le but d’un trait. Je m’assis en face d’elle tout silencieux. « Akers, mon chat est mort ! Une voiture vient juste de le percuter. », me dit-elle en pleurs. Nos amis à quatre pattes sont des êtres précieux à nos yeux.

Sur le coup, j’ignorais le geste à adopter à son égard. Je me levai, marchai de la salle de vie au jardin, revins vers elle, vis son visage tout mouillé par les larmes et repartis.

Chats, nos amis à quatre pattes. Crédit photo : Suzannp4 by Pixabay.

Mon jardin était beau, vivant et apaisant. Les oiseaux gazouillaient, les feuilles des plantes se laissaient balancer fièrement par le vent et l’odeur de la terre mouillée envahissait l’espace sans aveu. En un instant, la tristesse s’accapara de mon être. Mon imagination m’emporta dans les scénarios inimaginables du chaos. « Et si la vie autour de moi disparaissait ? Que ferai-je si ma Rose n’était plus là ? Que pourrais-je faire pour éviter un tel drame ? », je pensai apeurer. Je rejoignis ma voisine dans la salle de vie.

Toujours en pleurs, elle n’avait même pas remarqué mon absence. Je la pris par les mains, j’essuyai ses larmes et lui fis un câlin pour atténuer un tant soit peu son chagrin. Je courus voir ma femme, l’embrassai tendrement et lui dis à quel point je l’aimais. Après une douche rapide, lui demandai de faire pareil et me rejoindre dans le jardin. « Chérie, notre voisine vient de perdre son compagnon de tous les jours, son chat Akers, sous les roues d’une voiture mystérieuse. La tristesse de ce drame m’envahit, car les animaux, qui sont nos amis à quatre pattes, se font écraser chaque jour sur les voies. Personne ne s’en préoccupe et les propriétaires souffrent en silence. Un animal de compagnie est un membre de la famille et nous devons en prendre soin.

Mon idée est d’inciter les habitants de notre communauté à utiliser moins leurs voitures ou motocyclettes au sein de la ville. Je propose aussi la construction d’un dôme avec des routes, qui faciliterai le passage des étrangers vers l’autre côté et de petits tunnels que nos animaux de compagnie emprunteraient pour rejoindre leur maison en toute sécurité. Je suis conscient qu’il existe de mille et une façons d’empêcher que de tels drames se reproduisent à l’avenir, mais vous conviendrez avec moi qu’elle est la plus bénéfique. Nous protégerons non seulement nos animaux, mais réduirons également la pollution de l’air. Dès demain, nous frapperons à chaque porte pour exposer notre idée. Tous les avis sont à écouter ! ».
Comme les cinq doigts de la main, nous nous unîmes et parcourûmes toute la ville. Les esprits étaient partagés. Pendant que certains voyaient les désagréments des travaux et les coûts financiers, d’autres adhèrent à l’idée et nous filèrent un coup de main. Après des jours et des jours d’intenses négociations non seulement avec les autorités locales, mais avec la population, notre idée fut battue en brèche. Les habitants qui ne se sentaient pas concernés par le projet ont émis leur désapprobation. Nous étions évidemment tristes de la réaction de nos voisins. Nous décidâmes de laisser tomber et de continuer notre vie en communauté.


Troupeau d’éléphants. Crédit photo : Designerprinter by Pixabay.

Ding dong ding !


« Bon sang ! Qui sonne ainsi ? J’arrive ! », dis-je en descendant vite les escaliers.
« Monsieur le Maire ! Bonjour ! comment allez-vous ? Que puis-je faire pour vous de si bon matin ? ».
« Faites vite votre toilette, habillez-vous et rejoignez-moi dans mon bureau avec votre projet. Nous avons à faire ».
Sans poser plus de questions, je fis ce qu’il me dit. Arrivé, il y avait ma voisine et d’autres personnes dans la salle. « Hier soir, mon ami de toujours, mon compagnon de bon matin, Elf mon chien a été mortellement percuté par une voiture. Ma tristesse est indicible !
Avec votre accord et l’aide de tous, nous allons réaliser votre projet pour sauver nos amis à quatre pattes ».

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Auteur·e

yaamato